refonte · édition · 2024
Éditions du Passage Vert, quatre mille deux cents titres à ne pas perdre en route.
Passage de 2,1 à 1,4 seconde de chargement mobile, et 38 % de commandes retirées en boutique en plus au premier trimestre.
La situation au départ
Un site construit en 2017 sur un thème acheté, avec un catalogue branché à la va-vite. Quatre mille deux cents références, mais un back-office que personne dans la librairie n’osait plus toucher : ajouter un livre demandait l’aide d’un prestataire, à cent euros la demi-heure. Les fiches produit portaient des URL générées automatiquement, avec des paramètres en cascade.
Le site recevait du trafic — environ 9 400 visites mensuelles — mais convertissait mal, et la moitié des visites venait du téléphone, sur un site qui mettait plus de deux secondes à afficher la première image de couverture.
La contrainte qui a tout décidé
Aucune perte de référencement. Pas « peu de perte » : aucune. La librairie vivait d’un fonds de commerce de longue traîne, chaque titre étant une porte d’entrée. Repartir de zéro signifiait réécrire quatre mille deux cents adresses, et accepter de disparaître des résultats pendant six mois. Ce n’était pas envisageable.
Ce que nous avons refusé de faire Supprimer les fiches de titres épuisés pour alléger la base. Elles représentent 11 % du catalogue et la moitié du trafic entrant : les lecteurs y arrivent en cherchant un titre précis, y trouvent la fiche, puis achètent autre chose. Elles sont conservées, avec une mention de disponibilité claire.
Les décisions structurantes
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01
semaines 2–3
Une fiche produit par titre, URL conservée à l’identique
Quatre mille deux cents adresses reprises une à une dans une table de correspondance. Aucune règle générale de réécriture : chaque cas vérifié, redirections testées avant bascule.
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02
semaine 5
Le retrait en boutique par défaut, pas une option cachée
Le panier propose d’abord le retrait, avec un créneau de deux heures. La livraison reste possible, mais elle n’est plus le chemin par défaut : c’est ce qui a produit les 38 %.
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03
semaines 6–8
Trois écrans de back-office, pas trente
Ajouter un livre, modifier un stock, éditer un événement. Les libraires ont testé l’interface pendant deux semaines avant la bascule ; trois écrans ont été supprimés à leur demande.
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04
semaine 4
Trois tailles d’image, aucune vignette de 2 Mo
Les couvertures sont servies en 120, 320 et 640 pixels. Les anciennes images pesaient en moyenne 1,8 Mo : c’est là que se trouvaient les 0,7 seconde gagnées sur mobile.
Le résultat, et comment il a été mesuré
| Indicateur | Avant | Après | Méthode |
|---|---|---|---|
| Chargement mobile | 2,1 s | 1,4 s | Forfait 4G parisien, trois passages, médiane |
| Commandes retirées | base 100 | +38 % | Trimestre suivant comparé au même trimestre |
| Taux de rebond mobile | 61 % | 42 % | Analyse sans cookie publicitaire |
| Pages indexées | 4 180 | 4 206 | Search Console, à 90 jours |
| Trafic organique | 9 400 / mois | 9 620 / mois | Période glissante de douze semaines |
Le trafic organique est resté stable : c’était l’objectif. Une refonte qui gagne du trafic mais perd des commandes est une refonte ratée ; ici, l’activité est identique et la conversion a bougé.
« L’atelier de cadrage a duré deux heures et a changé la priorité du projet. Le site a été livré dans les délais annoncés, et les commandes retirées en boutique ont augmenté de 38 % au premier trimestre. »
Un catalogue à migrer sans perdre de trafic ?
Le plan de redirections se fait avant la première maquette, jamais après. Une heure de cadrage suffit pour évaluer l’ampleur du travail et vous dire si une refonte est nécessaire.
- PrestationRefonte 8 400 €
- Délai constaté10 semaines
- Mesureà 30 et 90 jours
- Garantie30 jours